Lundi matin, j'appelle l'office de tourisme de Noyal pour connaitre des lieux de halte - d'émerveillement - aux alentours de Noyal. Une heure plus tard, et tandis que la roulotte avance, trois lieux me sont proposés... je choisis l'un d'entre eux, le manoir de Bodrevan, construit, pour la partie la plus ancienne au milieu 16ème siècle, et devine que la pierre a forcément une histoire à nous raconter...... j'appelle le propriétaire, tandis que les chevaux trottent et qu’à l’intérieur, je ressemble à une puce qui « sursaute » au moindre pas, cherchant à me stabiliser sur une chaise « mouvante ». Ma voix est posée… rien ne se devine !
Réponse : soyez les bienvenus.
3 heures et 30 km plus tard... nous arrivons sur place.
A peine franchi le portail, la propriétaire s’informe de notre voyage, me fait savoir que son fils est dans une école à côté, appelle aussitôt la directrice et, 30 minutes plus tard, l’instituteur, yeux émerveillés, confirme sa volonté de nous recevoir et de travailler avec ses élèves sur l’écriture d’une lettre.
Le lendemain, la roulotte quitte son lieu de halte heure plus tôt pour aller à la rencontre des élèves.
Nombreux
nous disent que le voyage doit être « su, travaillé » longtemps à l’avance par les élèves et s'inquiètent du "peu de temps" dont ils disposent... alors, souvent, ils disent "non",
mais dans la réalité, les plus beaux écrits, les plus belles étapes, relèvent
souvent d'une « énergie » déployée par une seul personne.
Mettez
20 hommes démotivés ensemble, et rien n’arrivera, rien ne se bâtira...
Le
mur des lamentations laisse chaos un pays sans « éclaireurs » et « esprit
motivé »…
…mais
un seul battement de cœur, et la magie opère…
Encore
mieux !
Une
heure plus tard, le propriétaire du manoir, célèbre cuisinier, découvre ma
roulotte et m’informe qu’il a, lui-même, concocté le menu des derniers vol du
Concorde.
Le
lendemain, la roulotte quitte son lieu de halte heure plus tôt pour aller à la
rencontre des élèves.
Quelle
fête, quel cadeau reçu en partage : l’échange, les mots, offerts en un
temps que nous savons court, et dont nous apprécions cette «mise en présence »
un peu miraculeuse.
Hier,
je venais de quitter le domaine de Branféré, école Nicolas Hulot, j’appelle l’office
de tourisme et demande un lieu de halte et d’émerveillement…
Le
château de Ranrouët m’est conseillé.
Nous
y arrivons… à la place d’une somptueuse architecture, se découvrent des ruines,
encerclée par le soleil couchant : une merveille.
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Deux
heures plus tard, et à cours d’électricité, je me faufile dans la cour
intérieur, découvre trois personnes sur le pas d’une porte, leur demande la
raison de leur présence : des passionnés d’astronomie qui, ce soir, et
pour la 1ère fois cette année, vont braquer leur lunette vers le
Ciel… pour l’observer.
Résultat :
hier soir, j’ai pu découvrir Jupiter au télescope, m’émerveiller comme une
enfant en contemplant la Lune (une merveille, une véritable surprise, comme une
révélation). Le soleil l’éclairait à peine… et la partie « ombrageuse »
se révélait à mon regard, ces cratères, ce « clair de terre ».
Retour
à la roulotte à 23h, dans la nuit noire, éclairée de mille feux et milliards d’étoiles…
un espace-temps qui interpelle les sens …
Rien de tout cela n'était "prévu" et si nous ne laissons pas une porte ouverte au voyage, et à l'inconnu, nous restons prisonnier d'un monde terrifiant...
Cherchons la beauté partout...
Avec confiance...
Rien de tout cela n'était "prévu" et si nous ne laissons pas une porte ouverte au voyage, et à l'inconnu, nous restons prisonnier d'un monde terrifiant...
Cherchons la beauté partout...
Avec confiance...